Il fait enfin beau aujourd’hui, mais très chaud. On fait quelques pas dans le quartier pour aller prendre en photo le majestueux volcan Arénal, que l’on découvre enfin jusqu’en haut. On revient dégoulinant. Piscine donc.


Puis on travaille un peu avec les enfants, pour pas qu’ils n’oublient l’alphabet quand même. C’est toujours les mêmes histoires avec J, qui est rarement le premier à s’asseoir quand il y a un effort à fournir, mais tout le monde s’y met à la fin.
Après le déjeuner, on regarde les options pour aller faire trempette dans les sources chaudes autour du volcan. Plutôt un truc à faire quand il fait 15° que 35•mais bon… on se dirige vers la source de Baldi, et ça ne coute pas 10 balles, mais ça on s’en doutait. T avait été dans une source il y a quelques années, c’était alors la seule source accessible, les prix étaient raisonnables, et de la lave descendait de l’Arenal, illuminant les nuages du soir. Un souvenir d’un instant magique de sérénité resté gravé dans ses pupilles, ce qui place d’emblée la barre haute. Aujourd’hui, cette source est devenue le Fouquet’s des sources. Mais on se devait d’en faire une. C’est humainement pas possible de revenir sur les lieux d’un souvenir cher, et de ne pas le partager avec ceux qu’on aime. À Baldi, on se croit à Aquaboulevard ou dans un parc d’attractions – des endroits où je ne mets jamais un orteil – avec une dizaine de bassins, des toboggans, etc. Les bassins naturels d’eau chaude au milieu de la forêt tropicale ont été domptés. On a toujours une vue superbe sur l’Arenal mais ce n’est cependant pas vraiment ma vision de la nature et de la sérénité, mais je serre les dents car les enfants et T sont contents. Ils enchaînent les toboggans et leur joie est contagieuse.
Le temps devient lourd et les premières gouttes de pluie commencent à tomber. Au début petites bulles aléatoires sur la surface de l’eau, elles se font de plus en plus régulières. Puis c’est la furie tropicale avec l’orage tout autour de nous au-dessus des palmiers. Les gens normaux commencent à déserter. On ne bouge pas, immergé dans l’eau chaude, les gouttes froides tombent sur nos têtes, spectateurs fascinés des éclairs effrayants, l’expérience est finalement mémorable je dois dire. On profite d’une légère accalmie pour revenir à la voiture, trempés jusqu’à l’os.
Bref, j’ai fait Baldi.

