Holy shit! Je souffre de perturbations intestinales nocturnes, le réveil est lent et mou. Une petite pour la routista :
La cliente au pharmacien « Est-ce que je peux prendre ce médicament avec ma diarrhée?
– non prenez-le avec de l’eau »
On va voir le marché de Vermilho, largement moins touristique que le Mercado modelo, on y trouve de tout, des balais, des balais à chiotte, du poisson, des salons de coiffure … on repartira avec quelques souvenirs, des épices et des petits gâteaux au coco simplement extraordinaires et à refaire. Le vendeur parle plus de foot qu’un entraîneur, c’est comme ça ici …
En prenant le temps, on découvre ensuite une minuscule plage à côté de chez nous, aussi dangereuse que splendide, et sans touriste. De telles plages dans une ville donne une toute autre perspective à la cité. Un véritable bijou hors des plages courues. Les costauds locaux pratiquent l’art de la brésilienne avec talent et l’application d’un chirurgien (placés en cercle, je jeu consiste à se faire des passes, avec toutes les parties du corps), les copines discutent avec leur coco fraîche à la main, tandis que les vagues de 3m s’éclatent sur le chemin des douaniers, ce qui n’empêche pas des baigneurs complètement loco d’aller s’y frotter, heureusement les pompiers veillent dans ce quartier chic. J joue au foot avec des fils à papa plus grands que lui et vraiment pas sympa, qui le prennent de haut, mais il ne se dégonfle pas, et donne tout. Ce voyage l’a beaucoup fait grandir. A écrit avec application et a également démarré son blog. C’est tellement amusant à lire !





Pour le dîner, désolé mais je n’en peux plus du forro servi trop fort sur absolument toutes les autres terrasses du quartier. On entre dans un beau restaurant chabi-chic, décoré avec du bois peint élégant – magnifique dans l’ambiance d’ici, même si je trouve ça horrible en général. Un pianiste virtuose nous en met plein les oreilles, je pense que c’est le seul instrument qui se suffit autant à lui-même, ce dans tous les registres. Je me comprends. Les plats en sauce qui passent me font rêver, mais je dois me contenter d’un menu enfant et d’eau gazeuse ce soir. Frustrant. Et le français de la table à côté s’est cru en campagne électorale tant il parle fort, avec sa chemise rose vif de commercial sans scrupule en vacances, et ses petits mocassins en daim de péteux insupportable. On n’est pas tous faits du même bois, et c’est très bien ainsi. Heureusement … Il y a des individus qui ne peuvent exister sans être sous les projecteurs, même s’ils ne proposent ou n’apportent strictement rien d’intéressant. Sans public pour les nourrir, ils disparaissent sous la surface. Mais assez perdu de temps avec ce guignol, j’en côtoie assez au boulot…
On se balade un peu dans le quartier et on achète de délicieuses galettes croustillantes au coco, traditionnelles de Salvador, très sucrées, et qui iront à merveille avec le café, vivement le petit dej! Le niveau des groupes qui jouent dans les restaurants est très élevé au Brésil, aucun déchet même devant une terrasse vide. Malgré les projecteurs et le talent, c’est un choix de vie difficile, surtout quand le public s’y intéresse à peine, avec ou sans chemise rose. Et la concurrence est très rude ici. Pour les mélomanes, le Brésil est un paradis.
C’est notre dernier soir dans cet appartement bohème qu’on trouve au final tous totalement charmant. Le hamac sur le balcon –
