Vue la folle ambiance de la veille en ville entre huit heures et 16h du matin, on commence la journée par une balade sur la plage. La DGPC a choisi la plage, c’est juste 20 minutes de marche, c’est parti. Il fait déjà très chaud et un type louche assis sur une valise défoncée se met à jeter dans la mer tout ce qu’il trouve avec hargne et sans raison apparente. Je suggère à Mme Tout-va-bien de le laisser se calmer avant d’aller plus loin. On est dans tous les cas bloqué par la marée haute et on décide de prendre un taxi pour éviter de se prendre une planche en bois dans la nuque au cas où l’ami raterait la mer. La plage ne vaut sans doute pas la course en taxi, mais jouer dans les vagues avec les enfants vaut de l’or.
On arrive en ville vers 15 heures, il commence à y avoir un peu d’activité et on tente le musée du reggae. Entrée et tour en anglais avec clim et une guide souriante? gratuit ici. Le reggae est très présent à Sao Louis depuis les années 70, loin devant la bossa, la samba ou le forro. Intéressant. pour les fans. Du coup on a le temps de caser un autre musée qui me tenait à cœur, le musée Cafua das Merces, gratuit aussi, mais limité à 10 statues africaines dans une salle. Le préposé est juste là pour nous dire qu’il n’y a rien de plus à voir, on repart dans le centre, un peu sur notre fin.



Un gaillard joue du berimbau dans la rue devant un centre culturel, je vais évidemment à sa rencontre. La salle est belle, décorée de berimbau et de pander accrochés au mur, mais le cours ne commence qu’à 19h. Ce qui nous laisse plus de deux heures pour déguster une glace en terrasse au milieu d’un escalier, et regarder les gens passer. Je regrette de ne pas l’avoir fait plus souvent pendant ce voyage, c’est tellement amusant et intéressant, on apprend tellement en regardant les passants d’une nouvelle ville. C’est autant reposant qu’enrichissant. Mais les passants passent, l’heure tourne, et le glacier ferme. Toujours rien à signaler à la salle de capoeira. Par contre un bon guitariste de bossa joue sur la terrasse en face, on s’assoit sans se régaler. Vers 20 heures le cours de capoeira Angola commence un peu plus sérieusement mais la lassitude commence à se lire au sein la gentille compagnie, et on rentre gentiment dans nos quartiers. On a tenté.
Jour suivant un peu pareil mais sans l’aller-retour à Sao Luis. Valises, rideaux.




