Après avoir fait la fermeture de la réserve des tortues la veille – on a pu en voir quelques unes entre les vagues, depuis la falaise – on s’est dit qu’on irait voir les mêmes falaises de plus près au prochain lever du soleil. Ce qu’on a fait, mais juste un peu après l’aurore. La route serpente entre dunes et falaises, comme la number one en Californie. C’est tout aussi splendide, il fait juste beaucoup plus chaud. En s’approchant du bord, la gigantesque plage fait rêver à l’infini. D’autant qu’elle ne semble accessible qu’après une longue marche. Ou en parachute quand on est pressé.



On reprend la route mais Google nous fait faire du yoyo, on ne voit pas d’accès. Un restaurant plutôt chic nous laisse gentiment passer par sa terrasse contre une vague promesse de déjeuner, et nous indique un escalier. Who dares wins. La plage est encore plus belle d’en bas, des kilomètres de sable, de vagues et de falaises grandioses. Et à peine quelques marcheurs courageux et plutôt genre sérieux. On fait un peu d’exercice, on barbotte, on lit, on kiffe sous un cocotier – rien de bien stressant en somme cette matinée.






On distingue des parasols au loin, ce qui ne nous pose pas plus de problème de conscience que ça. Le moqueca ne sera pas mauvais, mais surtout très long à arriver. Le temps de nourrir l’iguane qui a élu domicile sur le palmier à côté. Sans doute très côté comme palmier pour ces créatures hideuses…
Pour éviter 2 heures de marche et 3 d’escalade, on repasse par le restaurant d’en haut pour prendre un dessert et un café. Et faire passer le moqueca qu’on avait sur la conscience. Et profiter de leur piscine sur la falaise, car on n’a pas ça tous les jours non plus – je signale qu’on a pris deux cafés tout de même … Après 4 heures sous le soleil et dans la minéralité de la plage, la pelouse et l’ombre créent une ambiance tellement apaisante qu’on serait bien resté un peu plus, mais ils fermaient déjà !




Pour terminer cette journée qui avait déjà pas si mal commencé, on loue 4 sand boards pour 6 euro (c’est là qu’on se rend compte qu’on n’est plus aux US ou au Costa Rica) et après une leçon express, on commence déjà à se marrer en dévalant la dune face à l’océan en lançant des yuhuu. C’est plus facile que le surf à vrai dire…. Et sans débourser, on peut même aller admirer un coucher de soleil depuis le sommet de la dune qui domine la rivière et la forêt. Priceless ….



Je redescends en courant dans le sable encore tiède, en criant de Brésil comblé….