Pipa

Comme Samara au Costa Rica, Pipa propose de belles vagues à surfer, dans un environnement naturel époustouflant. A ceci près que ce n’est pas le même océan, et que les vagues qu’on a vu à Pipa étaient largement plus puissantes que celles de Samara. Un peu comme les grands domaines skiables de Savoie, Pipa s’étend sur plusieurs plages que l’on relie à pied à marée basse, chacune avec son caractère. La plage du centre, c’est le téléski du bas, il en faut un dans toutes les stations, pour apprendre, ou pour accéder aux remontées du haut. C’est de cette plage qu’on peut explorer les autres, en bateau quand on est pressé, à pied quand on aime la nature. En direction du Nord, la plage des dauphins – pour ceux qui arrivent tôt. Avec patience et humilité, on a eu la chance de nager dans une mer d’huile à moins de 20 m des ailerons de ces mammifères qu’on aime tant. D’où vient ce capital sympathie? Pourquoi tout le monde veut nager avec des dauphins plutôt qu’avec nos hommes ou femmes politiques ? On s’en fout après tout, on y était, et les enfants m’ont remercié de les avoir sorti du lit, car après 8h30, plus un dauphin à la surface de l’eau. Soit 20 minutes avant l’arrivée des premiers bateaux. Vin chaud en terrasse d’altitude là-bas, sourire en coin ici. Qui disait que le monde appartenait à ceux qui boivent du vin chaud?

Côté Sud, autre ambiance une fois passées les quelques terrasses et pousadas donnant sur la plage, et les énormes roches volcaniques noires (les contrastes et les sculptures sont époustouflant), on arrive à la plage des surfeurs. Rouleaux de 3 m, et artistes de la board en action. Piste noire. Du coup on n’a pas tenté de s’y frotter pour éviter la huée. On retournera faire des chasse-neige à Samara d’abord. Contrairement à la plage du centre, ils ont su rester soft ici, la forêt et la falaise n’ont pas encore été grignotées par des restaurants, juste quelques bars en bois qui semblent n’avoir pas bouger depuis les années 80, quand quelques surfeurs explorateurs ont garé leur van en haut de la falaise avec le regard ébloui d’un chercheur d’or. 

De quoi passer quelques jours sympathiques pour se reposer entre deux belles pluies tropicales, entre piscine et (entre les) plages. 

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