On se réveille sous la pluie, ce qui rebat les cartes pour la journée. On traîne un peu, puis on part pour Recife. Ville qui a dû avoir sa période faste à l’époque de la canne à sucre, vue l’architecture grandiose des immeubles historiques, qui peut rappeler La Havane, mais la restauration devient urgente par endroit. On se balade sur les quais, c’est toujours joli sous un rayon de soleil, devant une mer turquoise profond.








La grande galerie d’artisanat ne nous a pas convaincu. Par contre le collectif qui jouait devant le restaurant était bluffant. Ils ont commencé bossa, avec 3 cuivres, batterie et percu. Un des percussionnistes, avec sa moustache grisonnante et sa chemise rouge qui lui donnaient l’air Buena Vista Social Seul, jouant debout, semblait un peu à l’écart du reste du groupe. C’était presque triste de le voir tenter de trouver sa place entre le batteur assis et le percussionniste assis qui étaient si complices. Au bout d’un moment il est même parti se reposer dans sa voiture, je crois que personne ne l’a remarqué. Je pensais qu’il allait rentrer chez lui, lancer bougon à sa femme qu’il arrêtait la musique, et qu’il reprenait le chalutier dès lundi. Mais retournement, le chanteur de bossa cède son micro au vieux percussionniste et à force de vibrato plein d’émotion et de charisme, il a littéralement retourné le public présent à Roland Garros sur la terrasse cette après-midi. Encore un grand moment de musique décidément !


Pour rester dans l’ambiance, on se dirige à quelque pas de là vers le musée du Févro, cette danse du Nordeste brésilien. Le musée est très coloré, présente de nombreuses photos portraits du carnaval de Recife et d’Olinda, et quelques vidéos. Le petit parapluie multicolore, symbole de cette culture est également très présent dans cette danse folklorique. Je le vois comme un outil simple qui transforme les moments difficiles (la pluie) en moments joyeux (une danse). Mais c’est mon interprétation complètement personnelle. On a une très belle vue depuis le troisième étage sur les vieux bâtiments du quartier et sur l’océan. On va justement terminer par une petite balade sur la plage de Recife, mais pas le temps de se baigner car les nuages noirs approchent, et il y a également beaucoup de requins le long de la côte, paraît-il.





On retrouve gentiment notre douce maison d’Olinda, pour prendre le dîner, et ressortir en amoureux profiter une dernière fois de cette ambiance incroyable. Le samedi soir bat tous les records, il y a des centaines de personnes qui dansent dans les bars et devant, dans la rue. On se trouve une table donnant sur l’extérieur, endroit parfait pour observer ce spectacle en sirotant une caipirinha.

De retour à la maison, je recherche si il y a des écoles de capoeira dans le coin. Il y en a beaucoup à Recife, mais elles n’ouvrent que le mardi matin. Encore raté ! À moins que ….