Retour à Rio

Le trajet du retour est très agréable au début, il fait beau, on repasse devant Ilha do cedro avec nostalgie déjà .. par contre les embouteillages à l’entrée de Rio à la nuit tombée sont interminables. 

Les stands de 2 compagnies de taxi concurrentes se disputent les voyageurs qui descendent des bus, avec pour règle de ne pas sortir de leur comptoir, comme des lamas se disputent le prochain brin d’herbe. Il est alors aisé de faire jouer la concurrence pour baisser le prix, que l’on fixe au comptoir avant la course. C’est pas le Pérou ici. Malgré 4 employés intermédiaires peu utiles entre le comptoir et le taxi, le véhicule qu’on nous trouve est encore une fois mini, et il ne faut pas compter sur leur talent à Tetris pour optimiser l’espace du coffre, le mec commençait par placer les sacs à dos avant les valises. Encore un qui doit manger la soupe à la pince ….

On arrive dans un nouvel appart, à 50m du précédent, plus petit, mais plus clair et très bien agencé. On retrouve notre supermarché habituel, mais la file à la caisse est sans fin ce soir là. On sort un peu fatigué quand … je croise un mestre de Capoeira que je connais! À Rio! Événement mathématiquement improbable …. Il habite le quartier, on parle 5 mn, et j’en reviens toujours pas au moment où j’écris ….. 

On a le plaisir de pouvoir cuisiner dans une cuisinette sans vue sur jardin luxuriant, mais propre, et une impression de revenir à la maison – dans ce nouvel appartement. 

Le lendemain, on se réveille sous un ciel gris digne de Lima. La vue depuis le Corcovado va être être splendide (ironie) .. mais j’arrive enfin à sortir ma première vanne, en portugais svp, à un chauffeur de taxi. Rire poli. Mais rire quand même!

Après les regrets du Machu Picchu, on se dit que la montée sera plus gratifiante à pied qu’en bus. Une fois donnés nom et numéro de passeport au garde armé, on attaque l’ascension, plein d’énergie. Mais on se retrouve assez vite seuls sur le chemin qui serpente dans la jungle, et qui n’est pas réputé forcément sûr pour les touristes. C’est avec regret qu’on rebrousse chemin (qui commençait à être raide, il faut le dire aussi) pour ne pas se faire dévorer par des singes cannibales. Après tant d’efforts, on fait escale dans un délicieux restaurant pour viandards, le bistrot Gavéa – le nom illustre bien la taille des portions. La viande est certes très bonne, mais le fajofa à la banane éclate tous les scores, presqu’aussi bon qu’un couscous aux raisins secs. Pour une addition environ 3 fois moins salée que ce qu’on aurait payé à Paris. Par contre c’est bière ou cocktails, les Brésiliens consomment très peu de vin, le serveur est presque surpris que j’en commande.

Il nous en reste sous la pédale pour aller voir le jardin botanique qui lui, est relativement cher, d’autant qu’il ne nous reste qu’une heure avant le coucher du soleil. Mais ce genre d’argument ne trouve en général pas plus d’écho auprès de la caissière que de la DGSPQ (direction générale de je ne sais pas quoi). Le jardin est néanmoins très beau, ne serait-ce que pour sa belle collection d’orchidées de toutes tailles et toutes couleurs plus que réjouissantes, dans leur environnement naturel sur des écorces d’arbre. Nous avons également pu admirer avec un ravissement non feint des palmiers gigantesques, des singes pas farouches, et une vue inespérée sur le Corcovado de son profile méprisant, qui a finalement décidé de sortir des nuages. 

Un magnifique jardin dans la ville à voir sans se presser. 

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