On ne peut pas prolonger le séjour à Rio, donc on entame déjà les recherches pour notre prochaine destination – un voyage dessiné au fur et à mesure. J’envoie mes habituelles bouteilles à la mer sur airBnB – on verra si ça mord, mais du coup, on part assez tard de l’appartement, ce qui est toujours un peu frustrant pour moi. On décolle vers Santa Teresa, un quartier un peu arty. Le chauffeur nous dépose au pied de l’Escadaria Selaron, un gigantesque escalier rouge aux multiples mosaïques du monde entier. Où posent sans surprises des dizaines de sourires figés par un maquillage à la limite du ridicule. Mais ne jugeons pas ce spectacle, voulez-vous.





Le quartier, les rues sinueuses pavées, et l’antique tram à un wagon ont un charme fou qui rappellent Lisbonne, ainsi qu’une finale de Pekin Express qu’on reverra le soir même. Par contre les dizaines de toxicos assis par terre ne comptaient pas parmi les figurants, et ne sont pas non plus pour nous rassurer. On préfère marcher droit, sans traîner ni même sortir un téléphone.…. Le haut du quartier est vraiment très sympa, beaucoup de restaurants un peu bohèmes, avec de la musique live parfois et toujours de bonne vibes. On peut entrevoir la baie et l’océan de temps en temps, une balade sourire.
On arrive au restaurant recommandé par un ami. Ce serait usé de dire que c’est le Shwartz carioca, mais beaucoup d’habitués, des serveurs sympathiques, des carreaux blancs aux murs, et une ambiance qui serait formidable si on avait un peu moins faim. J’opte pour un feijoda de bœuf, plat typique composé de viande, riz, et farofa (semoule de manioc frite – l’impression de manger du sable, mais en meilleur), accompagné d’une sauce épaisse à base d’haricots noirs et de viande. Qu’est-ce que c’est bon !






On revient vers Copacabana au coucher du soleil, J se doit d’aller jouer au foot avec des gamins. Jouer au foot sur la plage de Copacabana à 9 ans? C’est fait! Je pousse A à aller le rejoindre, ce qui nous permet de prendre un café tranquillement, sur un fond de bossa (live bien entendu). On n’est pas si mal ….
La perspective de devoir refaire encore les valises le lendemain laisse échapper une petite odeur de lassitude, un raz-le-bol de la valise permanente. L’itinérance est une bonne école d’adaptabilité ..