J se réveille dans la nuit avec des nausées. Le pauvre n’est pas en forme pour cette dernière journée au Pérou.
J’embarque A pour une balade autour des nombreux sites archéologiques dans le quartier. Puis on enchaine avec le tunnel de san Blas, qui devait au 16e siècle rejoindre le Temple du Soleil et Sacsayhuaman, ce qui représente des milliers d’heures de travail – creusé sans le moindre outil moderne il y a 500 ans. On entre avec une prudence respectueuse dans le tunnel, mais après une dizaine de mètres, l’obscurité totale nous arrête net. Le tunnel avait été bouché par les Incas à l’arrivée des conquistadors à Cusco, mais il a été rouvert il y a quelques années, et Paloma était présente lors de sa réouverture. Quelle émotion ça doit être, toucher l’histoire ….




Alors qu’on parlait avec A, un papa qui nettoyait son linge avec ses enfants nous aborde dans un français parfait. C’est Americo, un guide d’une gentillesse et d’une érudition rare. On discute un peu, on en profite pour lui poser les questions qu’on avait sur le tunnel, et on se quitte en meilleurs amis, lui nous remerciant infiniment de venir au Pérou et de nous intéresser à son histoire.
On va faire un dernier tour au marché de San Blas, dire au revoir à nos vendeuses préférées que j’immortalise sans momifier, puis on remonte déjeuner, J est stable.


Petite flânerie sans grand intérêt au marché de san Pedro l’après-midi. Les stands sont rangés par catégorie, ce qui signifie qu’une allée alignera 15 boulangeries vendant toutes rigoureusement le même pain rond. Une autre les chocolats et cafés, etc. Tous au même prix. La concurrence selon les Incas? Sur le retour, j’entre prudemment au musée d’art amazonien. On se croirait à un vernissage chic dans le Marais: deux T-shirt hors de prix aux motifs d’inspiration indigène au milieu d’un mur blanc, quelques clips et interviews vidéos diffusées sur un écran, des morceaux de bois taillés (instruments de musique) cédés à un prix exorbitant, et un café sympa. J’apprécie la démarche, mais on rentre de 4 jours avec James, et on n’est pas à Manhattan. Mais pour un touriste américain pressé chaussé de crocs, une aubaine..
Alexis et Paloma passent nous dire au revoir, on se quitte en excellents amis, en espérant pouvoir se revoir un jour, ce qui clôture ce merveilleux chapitre au Pérou, avec des valises de souvenirs plein la tête, et de plus en plus lourdes…