Après un mois au Pérou, c’est le jour du départ vers le Brésil. Ça s’active déjà sur les pavés beaux et froids, qu’on laisse derrière nous. L’aéroport de Cusco n’est pas grand, l’excitation l’est.
Les paysages andins sont magnifiques sous la neige, mais je ne peux m’empêcher de penser à cette histoire glaçante de rugbymen qui ont survécu sur un glacier à côté de la carlingue de leur avion pendant plusieurs semaines.



On fait escale à Santiago, juste le temps d’avaler un bon sandwich au poisson avec une bière, et regretter qu’on n’ait pas prévu quelques jours de ski, les montagnes si enneigées en juillet, ça ne pouvait pas se manquer !
Direction Rio, tout le monde se parle dans l’avion et on se rend compte qu’on ne comprend rien. Vraiment rien. Je comprends ce qu’est un lissage brésilien par contre, c’est mieux que photoshop ! Mais pourquoi cet attrait pour les cheveux raides? J’ai rarement vu une Chinoise ou une suédoise se crépir les cheveux …
On atterrit à l’aéroport de Rio. Rien que cette phrase a une musique qui fait déjà danser. Par contre on ne comprend pas plus au sol que dans l’avion, et personne ne parle anglais ni même espagnol. De ouf. La lecture est jouable par contre, mais on ne peut pas se trimballer avec un carnet toute la journée … Il fait déjà nuit ici, et on marche en formation serrée à la recherche des taxis. Le chauffeur est un balaise de 190 cm par 190 kg environ qui ne prononce pas un mot. Je n’essaye même pas de caser une vanne. On emprunte une sorte de voie express qui passe au dessus de quartiers qui ont l’air un peu moyen je dois dire, personne ne traîne dehors, juste une voiture de police postée tous les 500m environ, ce pendant environ 20 minutes. Il roule vite et passe au rouge, c’est autorisé le soir pour éviter les agressions. Alors si lui est agressé …
Puis on arrive à Copacabana, et c’est comme si c’était le matin ici, beaucoup de lumières, plage et musique, terrasses pleines … c’est une bulle. Le gardien de l’immeuble effectue son travail sans passion ni samba, il nous aurait aussi bien laissé rentrer avec un lance-roquette mais n’y pensons pas, on est à Copacabana. L’appart est assez vieillot mais calme.
Bem vindos ao Rio !