Ollantaytambo

Pas de brunch pour cette deuxième et dernière matinée à Aguas Calientes. On embarque dans le beau train bleu à destination de Cusco, via Ollantaytambo. Les paysages de la vallée sacrée sont tout aussi grandioses dans ce sens à vrai dire …

Ollantaytambo est la seule ville inca qui ne soit pas tombée aux mains des Espagnols et cela se voit dans les étroites ruelles en pierres, où court une eau claire, et les très vieilles maisons de la ville. C’est d’ici que les Incas ont organisé la résistance après la triste chute de Cusco la flamboyante.  

On déjeune sur un balcon surplombant la plaza das armas, on est gentiment servi par une adorable dame, qui nous fait même un câlin et nous donne un petit lama à chacun à notre depart, comme si on quittait la Vallée sacrée pour aller envahir l’Espagne. On reviendra pour le café 2h plus tard, rien que pour son accueil, et en espérant recevoir à nouveau des lamas. Et des câlins. L’hospitalité inca. Ils font pas ça au Ritz …

On monte sur une des nombreuses ruines qui surplombent la ville. Ca monte raide, et les mollets ne sont pas encore complètement remis de la descente d’hier. Seul mon plus fidèle compagnon de lutte, A, m’accompagne – me précède avec arrogance pour rétablir la vérité – dans cette ascension, tandis que le club des crèmes glacées nous fait coucou depuis la place d’armes. 

On se rapproche ensuite du principal site archéologique, qui nous semble suffisamment impressionnant depuis le bas, d’autant qu’un vent tourbillonnant souffle, et qu’un incendie sérieux s’est déclaré sur cette même montagne, à quelques centaines de mètres seulement. Ça ne semble pas affoler tant que ça la sécurité civile, mais nous, les experts, on le voit s’étendre à vue d’œil. 

Encore une très belle ville pour qui s’intéresse à l’histoire, aime les vieilles pierres et l’authenticité. Mais dès que le soleil baisse, il commence à faire frais, donc adios les vieilles pierres, direction la gare routière. 

On attend désespérément que le collectivo ne se remplisse pour démarrer, avant de finalement changer de monture pour parier sur un taxi partagé qui partira un peu plus tôt, mais surtout plus rapide. Trop rapide. Le type conduit comme un fou, double dans les virages sans la moindre visibilité, klaxonne tous les véhicules, animaux et cailloux compris. Un dangereux frustré qui ne nous a pas ménagé, on a failli craché l’alpaga du déjeuner comme des lamas! On arrive entier à Cusco, et rien qu’avec ça, on est même heureux d’entendre une nouvelle dizaine de fanfares jouer à Cusco. On rentre « à la maison », ravi de ces 3 jours!

Laisser un commentaire