Il fait un froid piquant et sec quand on sort de la maison ce matin, pour aller à la gare de Poroy, perdue à l’autre bout de la ville, dans un quartier qui n’a pas la superbe du centre de la capitale Incas. Pas de kermess, de petites boutiques proprettes ou de lomo saltado ici, mais des files qui attendent des bus toussant, et des vendeuses de pain rond et plat qui tentent d’appâter les voitures en agitant un sac plastique jaune comme un enfant de 3 ans essaye d’attraper vainement des papillons. La gare par contre est une bulle sécurisée pour touristes en habits élégants. Eurostar.

Train escargot, musique d’ascenseur pseudo-andine en boucle, mais toit panoramique pour observer les paysages splendides de la vallée sacrée! On se dit qu’on aurait dû faire le trajet en randonnée. 4 jours de trek avec 60 kg de valises à roulettes? une autre fois peut-être. On aperçoit le pic Veronica, un immense sommet enneigé de 5900m qui ne demande qu’à être dévalé à ski. Le,programme commence à être chargé pour notre prochaine venue.






Après la grande plaine fertile, la végétation devient plus verte et dense, alors qu’on approche de l’Amazonie. On arrive à Aguas Caliente, petite ville opportuniste, isolée, créée pour les nouveaux pèlerins pressés du Machu Picchu. La ville est cernée de montagnes abruptes, l’empêchant de s’étendre davantage. Une chance. On distingue clairement une partie pour les touristes, avec hôtels, restaurants et boutiques touristiques. Et le quartier sans vernis, les chambres de bonnes, où s’entassent les familles des employés, guides, cuisiniers … deux mondes qui se croisent tous les jours pour une transaction de quelques heures puis adios.
L’hôtel est simple, mais largement mieux qu’on pensait. On déjeune dans un bon restaurant avec vue sur la rivière, recommandé par les amis italiens qui ont fait le Machu Picchu ce matin. On les retrouve avant leur train. Petit café tiédasse pour nous, coca zéro pour eux. Pas question pour eux de se compromettre, leurs regards dégoûtés en voyant nos tasses arriver en dit long. J’adore…. Antonio est sans pitié pour les Lolitas du « Machu picture ». Avant d’arriver, je suis déjà assez d’accord avec lui … Giulia chante en Florentin quand elle parle avec T.

Le soir, on commence déjà les recherches pour le prochain chapitre à écrire, Rio ….
We rock n samba!