Je vais mieux ce matin, merci de demander. On monte jusqu’au site de Puca Pucara en collectivo, petit bus collectif, privé (car aucune subvention publique aux transport ici), bon marché et pas bondé à cette heure. Alors qu’on approche de la ruine, à l’entrée de la Vallée Sacrée, la vue sur les Andes est proprement magique, et je ressens à nouveau quelque chose de fort, un sentiment de plénitude, de quiétude et de spiritualité. Et tant pis si vous me croyez pas, j’en parlerai à Shani le shaman. Et tant pis s’il me vend une nouvelle potion pour faire les lacets plus vite ou même une lotion.






Puis on enchaine avec le site de Tambomachay, de l’autre côté de la route. Il s’agissaient de bains et de canaux, mais situés à 3765m d’altitude, c’est peu commun. Déjà beaucoup moins impressionnant que Puca Pucara, désolé, mais je ne ressens pas la moindre spiritualité dans cette salle de bain d’altitude.
Puis le site de Q’enqo, où Pachahutec est enterré. On y découvre un mini théâtre, des pierres pour des sacrifices et des offrandes, des loges pour des momies, .. un guide papier, c’est bien, mais Paloma nous aurait appris bien plus.
Une colonie de vacances d’anglais, que l’on avait déjà croisée dans le coin, semble au bord de l’implosion. Les gamins pleurent, se balancent des pierres.. L’animatrice, malgré sa voix de Schwarzenegger semble dépassée. On préfère se déplacer un peu pour éviter l’accident et on se retrouve à nouveau face à une vue incroyable. Des sièges creusés dans la pierre, d’aspect tout sauf confortable, sont en fait très agréables pour nos postérieurs remplis de maïs, empanadas, cevichés et chocolats, et on peut ainsi s’asseoir et admirer la vue pendant des heures, sans ressentir la moindre gêne. Les Incas n’ont pas inventé que la chirurgie cérébrale et l’architecture parasismique ….


