Arequipa!

On se réveille tous tôt ce matin pour aller à l’aéroport, une fois de plus, un chauffeur vénézuélien, mais il vit ici avec sa famille. L’aéroport est vraiment agréable, bien conçu, propre, tout va bien. 

Le vol est court, on se retrouve assez vite au-dessus des nuages, d’où émergent les premiers sommets des Andes. C’est tout simplement magique à voir. La barrière de nuages reste bloquée côté océan, nous laissant admirer la cordillère des sommets jusqu’au fond des vallées.

On atterrit au petit aéroport d’Arequipa, ville andine située entre trois volcans. Le ciel est d’un bleu pur, l’air chaud et sec, le chauffeur vieux et sec, avec le chapeau et l’accent d’un mec qui ne fait pas beaucoup d’effort. Arrivant de Lima la grise, quelle joie d’arriver dans cette ville qui ressemble à Antigua, en plus grand, et surtout avec le soleil!

C’est un volubile et jovial gardien d’immeuble qui nous remet la clé. Napoléon. Comme quoi, Napoléon ne rime pas qu’avec ambition. L’Appartement est pas mal, sans grand charme, mais fonctionnel, clair, avec une vue sur le Misti, depuis son flanc jusqu’au sommet enneigé. 5800m quand même malgré un nom qui ne paie pas de mine. Misti …

On a une quinzaine de minutes de marche pour arriver au centre, on passe par une rue qui compte pas moins d’une vingtaine de magasins de musique, qui vendent principalement des guitares acoustiques, mais aussi quelques instruments andins, et les classiques pianos, violons, cuivres …. aussi inattendu que réjouissant après le jeûne musical des pays précédents. Espérons que Thomann ne passera pas par ici. On croise justement un groupe d’une trentaine de jeunes musiciens, en uniforme. À la première question posée, tous se ruent vers nous pour échanger et nous serrer la main avec de grands sourires. J’adore déjà cette ville. 

On arrive à la gigantesque place d’armes, dominée par l’imposante cathédrale en marbre et pierre volcanique blanche. Les Espagnols ont mis le paquet pour évangéliser les peuples autochtones et tenter d’effacer leurs cultures. Ça fourmille d’activité, de familles, de jeunes couples, de touristes, de petits vendeurs, bref la vie! On adore l’ambiance. 

On entre dans le patio d’un très bon restaurant. Le lomo saltado accompagné de frites de patates jaunes est fondant et savoureux. On se rend compte que le patio est en fait partagé avec deux autres restaurants! J’ignore s’ils appartiennent aux même propriétaire mais je trouve le concept très sympa, on voit ça rarement chez nous. Un pied de nez à la lutte que peuvent se livrer des restaurants d’un même trottoir…

On retourne à la place d’armes pour digérer sur un banc face au soleil brûlant. Les 2300m d’altitude ne semblent pas couper les jambes de J, qui se trouve un copain pour jouer au foot entre la fontaine et les touristes amusés. Chacun y va de son petit geste technique pour impressionner l’autre, ils sont très mignons. On est épaté de voir qu’ils arrivent même à discuter comme s’ils étaient de la même classe !

Alors que le soleil qui a encore beaucoup donné aujourd’hui entame sa descente, la température chute vite, et comme on n’a pas démérité non plus, on commence nous à remonter, après avoir fait un tour dans le grand supermarché aux 8 types de pommes de terre. On tente les jaunes …

Laisser un commentaire