Manuel Antonio

J’écris sur la terrasse aux aurores, alors que je découvre la jungle autour de la maison. Luis vient me voir sur la pointe des pieds pour me montrer les singes qui se promènent dans le jardin. Il les voit probablement tous les matins depuis qu’il habite ici, mais il est excité comme si c’était la première fois qu’il les voyait. Un modèle. 

Réveil du reste de l’équipe puis direction le parc Manuel Antonio. On ne saura pas qui était Manuel Antonio car après quelques minutes de discussion, on décide de se passer de guide, en se disant qu’on aime bien faire les balades à notre rythme. L’entrée est digne de la sécurité d’un aéroport. Sécurité des animaux, pas des clients. Bazooka ok, mais bouteilles en plastique et nourriture interdites, ce qui est un peu contraignant, mais tellement pertinent en fait pour contrecarrer l’ignorance et le manque de respect de certains. 

Des les première mètres, on ne parvient pas à voir le moindre animal, on essaye de regarder dans la direction des téléobjectifs des guides, en se disant qu’ils doivent bien regarder autre chose que des troncs d’arbre. Mais c’est assez difficile. Et les regards de T le sont encore plus. La petite pierre que je suis, entend le reproche comme s’il avait été émis. Mais on a la chance de tomber sur des québécois sans guide comme nous, mais plus jeunes, avec des meilleurs yeux, pour nous aider à identifier certains animaux immobiles parfois situés à 1m de nous! On a l’impression de faire un jeu dans Télé 7 jours. 

Les paresseux – on en déjà vu, et à vrai dire …. C’est pas fascinant non plus à voir. Surtout quand ils sont perchés à 20m de haut et ressemblent à une peluche d’enfant colérique, restée coincée sur une branche (la peluche). 

On arrive à voir quelques crabes à pince rouge, quand on aperçoit une colonie de singes à tête blanche, dévalant de la cime des arbres avec une facilité déconcertante. On est fasciné par leurs acrobaties qu’on essaye de suivre, et de capter sur nos téléphones, quand les plus téméraires se mettent à marcher sur la rampe, passant à 20 cm de nous, en nous toisant. Ces petits bonhommes sont juste fascinants. L’instant est émouvant. 

On fait une petite pause sur la plage de la réserve, magnifique mais envahie par les touristes. Puis on verra encore des dizaines de singes, nous regardant parfois dans le blanc des yeux. Une dernière journée fructueuse au Costa Rica! 

Pour cette dernière soirée, la pluie s’invite encore une fois, comme pour passer nous dire au-revoir. Il y a tant de merveilles naturelles à voir ici ….

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