Jour de finale

On se réveille avec un grand ciel bleu ce matin, je tente le snorkeling. Mais les vagues sont déjà assez fortes, l’eau trouble, donc pas le moindre requin à se mettre sous la dent ce matin. Un coup de tuba dans l’eau. 

C’est le jour de la finale de Roland Garros, mais ça ne semble pas suffisant pour faire lever les foules un dimanche matin.  On ne peut pas vraiment parler de Roland-Garros-mania ici. On erre dans les rues qui baillent encore, à la recherche d’un bar sportif qui diffuserait le match. Pas un chat, mais … des chevaux. Depuis qu’on a quitté SF, je. dois dire qu’on n’a vu aucun court de tennis.

Le bar de Jolly Jumper est quasiment vide, et la serveuse accepte de faire un truc qu’elle ne pensait jamais faire: passer du foot au tennis! et bingo! on peut enfin encourager notre favori. J’encourage tel un supporter de foot dans les gradins du Philippe Chatrier, criant comme James Hetfield à chaque point remporté par Alcaraz, créant une gêne marquée pour les enfants, ce qui ne fait que me donner encore plus de voix. J’imagine même pas l’embarras si leurs copains étaient là…. À faire. Le match est interminable et à rebondissements, puisque l’espagnol a sauvé 3 balles de match ! Quel moral (et jambes) d’acier il faut!

Le petit dej que je prends est juste infâme, je ne comprends pas qu’on puisse servir des trucs pareils. Par décense, je ne posterai pas de photo. J’imaginais une petite sauce vierge sur le côté de mon œuf, genre brunch à la Porte d’Auteuil. Elle me ramène un dégueuli sans nom digne d’un retour de soirée d’entre les tentes de la plage. Heureusement que ce n’était pas le 1er tour du tournoi et qu’Alcaraz a gagné!

On se repose un peu après le déjeuner, le temps de digérer ce truc et que la chaleur baisse un peu. Il fait gris lorsqu’on arrive à Camarona, un refuge pour tortues, quelques minutes de voiture après Carillo où nous étions la veille.  On se retrouve sur une plage qui ferait passer Carillo à son tour pour Las Vegas. Une longue plage sans une serviette,ni un restaurant ni même un cocotier ou une route qui la longe cette fois puisqu’on y accède par une longue piste cabossée dont le Costa Rica a le secret. Juste une cabane de rangers qui semble avoir été reconstruite par des scoots après la dernière tempête. Le décor est à couper le souffle, pas un morceau de plastique sur le sable noir, un mer démontée qui ne donne pas envie d’approcher. Je ne sais pas commet font les tortues pour accoster ici. D’autant que requins, crocodiles et courants forts sont annoncés. On n’a pas vu de tortues et on n’est pas vendredi non plus. mais c’est quand même la vie sauvage. 

Alors que les gouttes comment à tomber, on repasse devant la cabane du ranger et on croise un volontaire de l’asso de protection des tortues marines. Il a plus l’air d’un type qu’on croise au PMU qu’un ranger en treillis et tenue militaire. Après plusieurs questions destinées à achever de le convaincre qu’on n’est pas là pour préparer des omelettes de tortues, il nous ouvre enfin les portes de la couveuse, son coffre-fort où les œufs sont conservés dans le sable selon une rotation de 50 jours.  Chaque nuit, l’équipe fait des rondes sur la plage pour récupérer les œufs de chaque ponte et la mettre en sécurité. On n’a pas demandé qui finance cette association qui protège l’environnement, et donc notre santé. Qui se soucie des œufs de tortues aujourd’hui ? Honnêtement, pas nous jusqu’à ce jour… merci héros !

On fait une pause à Carillo sur le retour, où l’on observe les éclairs à l’abri des cocotiers. 

Instants magiques. 

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