Road to the ocean

On quitte aujourd’hui les nuages et les collines de Monteverde pour l’océan. J’ai bien dormi, et comme à chaque départ, j’essaye de boucler l’écriture de l’étape précédente, afin de ne pas trop empiler et mélanger les souvenirs. Une course derrière le temps qui impose rigueur et régularité. 

La route est toujours cabossée par endroits, mais surtout magnifique, avec déjà des premiers points de vue dominant le Pacifique.

Quand c’est possible, on tente d’immortaliser notre passage, à tel virage, dans un village, ou dans ces parages, avec une courte vidéo dont la bande-son est simplement la chanson qui passe dans la voiture à ce moment. À moins que la chanson ne fasse le larron. Un bon solo ou une chanteuse qui envoie du bois, on prend aussi.

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À mesure que l’on descend, il commence à faire plus chaud, on a moins de chemin de terre, plus de palmiers. Une fois arrivé en plaine, on a même droit à une genre de route à deux voies sans nid de poule mais avec vendeurs de noix de coco, où circulent des poids lourds qui font la liaison entre les 2 océans. Une fois Panama conquis par Donald, cette route risque de devenir stratégique … en attendant, on n’a jamais roulé aussi vite depuis bien longtemps ! On empreinte un long pont suspendu qui enjambe un bras de mer magnifique, avec un air de Golden Gate costaricain.

On s’arrête sur le bord de la route dans une cevecheria de routiers habitués. C’est une vingtaine de tables protégées des déluges par un grand toit en tolle, où l’on sert un ceviche sans chichi. Celui-ci me permet d’effacer l’expérience moins douce de Rio Dulce .. vous noterez la petite cabane bleue à droite qui ressemble à une benne de téléphérique – c’est la caisse du restaurant !

Puis on arrive à destination, Samara, charmante petite station balnéaire sur le Pacifique. La rue principale termine simplement sur une plage sauvage à couper le souffle, bordée par une rangée de cocotiers qui dansent, et une forêt tropicale qui est dense. Ambiance relax, nature, surf, yoga, restaurants, bars et salsa. Ce que tout paradis naturel devrait rester. Absolument rien de surfait ici, juste ce qu’il faut pour surfer!

On fait le tour des écoles de surf de la plage et un punk à chien, littéralement tatoué de la tête aux pieds, arborant un T-shirt pas vraiment officiel d’Iron Maiden nous aborde. Le mec sent l’alcool à 2 m, tient des propos d’une cohérence assez relative. Sans exagérer, le gars qui arrive de Hollande, doit avoir 40 tatouages rien que sur le visage. Il nous rassure en nous présentant celui qui sera notre professeur. C’était donc le business développer. Soit. Il nous invite à nous présenter le lendemain à 8h. Je lui réponds qu’il ne connaît pas ma femme mais si c’est pour un meilleur rouleau, c’est ok bébé, on va mettre le réveil. 

La maison est située sur la rue de la plage, isolée de la rue par de beaux arbres fruitiers, et des statues traditionnelles en pierre volcanique, qui doivent peser 9 tonnes. On peut entendre les passants et la furie de l’océan en dînant sur la terrasse, en cette soirée tropicale, qu’on arrose d’un honnête vin Chilien. On n’est pas si éloigné du pura vida total. 

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