El Tigre

Petit dej de fruits tropicaux au soleil dans le jardin, c’est aussi sympathique que délicieux, les fruits achetés sur le bord de la route, à l’entrée du village, sont à tomber. Petit plaisir du matin. 

Aucune rallonge de budget n’ayant été accordée, après la forêt de nuages, les cascades el Tigre! La compta a préféré garder le montant confidentiel, mais pour y avoir jeté un coup d’œil rapide, on se dit qu’on va voir une dinguerie aujourd’hui, une sorte de super Iguazu !

L’accueil est très pro, anglais parfait, on croirait arriver dans le lounge de l’Eurostar. Puis ça démarre. 

Autre ambiance. On descend l’équivalent d’une vingtaine d’étages, sur un escalier en terre et bois, glissant, au milieu de la jungle et de la chaleur. Ça doit être la même équipe que sur la maintenance des routes, certaines marches font 40 cm de haut, d’autres ont été conçues juste pour vous faire tomber, aucune seconde d’inattention n’est autorisée. On arrive à la première cascade, chouette on se dit qu’on va pouvoir se rafraîchir… mais on ne peut pas y accéder, ça aurait été trop bien. Grosse frustration. Même à Baldi on pouvait se baigner!

On repart comme stroumpf grognon. J’aime pas quand ça monte ! Et les montées sont suivies de descentes et de ponts, et il fait chaud, et ça glisse, et on est fatigué et l’accès à l’eau est soit interdit, soit dangereux. Ça ressemble à une arnaque (de plus). J’en aurais bien touché deux mots à mon petit caillou d’hier, quand on arrive enfin à une cascade à peu près accessible. Les enfants jettent des cailloux et font les castors. Typique. Quel bonheur de marcher dans l’eau et de sentir les goutellettes froides nous rafraîchir! Je ferme les yeux, je respire profondément, le sourire aux lèvres. Quand je rouvre les yeux, c’est un nouveau jour, je suis plein d’énergies positives, merci le caillou, merci la cascade!

On marche encore un peu et on voit un bout de rivière qui semble accessible et ressemble à un bon candidat pour un pic nic. Cette journée commençait à me plaire quand je me rends compte que ma tongue gauche a disparu. En cuir véritable, faites à la main, achetées dans le Yucatan, elles m’avaient accompagné lors de tous mes voyages depuis. Le coup est rude …. A m’accompagne pour revenir sur nos pas sur une quinzaine de minutes … mais rien. Adios tongua ….. pas de place pour les sentiments dans une valise de 4 mois.

Tongue droite orpheline

Le chemin du retour est quand-même assez long, on entend l’orage qui commence à gronder au loin. Mais on sort enfin de la forêt, qui débouche sur une vaste prairie, où broutent quelques chevaux heureux. A la longue, cette végétation tellement dense est un peu oppressante, et on n’est pas mécontent d’en sortir. On s’allonge dans l’herbe pour un petit somme réparateur, c’est l’orage qui nous réveille. Une dernière montée à gravir dans le brouillard pour revenir à l’accueil. On se prend un rafraîchissement avec vue sur la forêt et les collines, avec la fierté d’avoir encore fait une belle rando aujourd’hui!

Comme toujours, retour nids de poule sous la pluie …

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