On est quasiment les seuls dans l’avion, et on a comme l’impression d’être sur un vol européen: assez surprenant de voir qu’il n’y a que des blancos ici, et le moindre métissage est aussitôt teint en blond. La norme est ici européenne.
On nous déjà a informé qu’un vol de retour est obligatoire pour pouvoir entrer au Costa Rica. Quel drôle d’histoire ! Ça donne le ton.. On passe en revue les options, et on s’arrête sur la case « on a le droit d’avoir de la chance ». Mais ça commence mal, parmi les files, on est orienté vers l’employé de l’immigration qui semble poser le plus de questions. On respire un grand coup, et on avance en sourire et confiance. Il nous pose quelques questions inhabituelles, sur notre emploi, si les enfants ont une copine etc. En dosant bien la bonne foi, le bluff et l’humour, on arrive à lui décocher un sourire, mais surtout le précieux tampon!
Pura vida, welcome to Costa Rica !
On a vraiment l’impression d’être revenu à SF, ou en Europe. Fini l’exotisme, fini les tenues traditionnelles, fini les pyramides, les familles en scooter et les garages qui jettent l’huile usagée dans le caniveau. Propreté absolue, chauffeur de taxi en cravate, petites maisons avec gazon bien entretenu.. comme un bout d’Europe en Amérique Centrale. Le Airbnb d’un soir a moins d’âme qu’un composant électronique, je ne parlerai pas du petit déjeuner, jeté par un étudiant. On repense avec nostalgie au petit-déj’ Maya de Tikal …. Je ne parlerais pas d’un choc mais d’une déception légère.
C’est un Uber de la taille d’une boîte de chaussure, mais tout électrique qui arrive. Une cheap tesla. Pas question de mettre les bagages sur le toit, on comprend que c’est pas vraiment le genre par ici, on joue donc à Tetris quelques minutes pour finalement se rendre à l’évidence: T et les enfants devront rouler avec une valise de 25 kg sur les genoux. Je leur demande quand même de temps en temps de leurs nouvelles, en les regardant avec empathie dans le retro.
La location de voiture, c’est toujours la même histoire. On a beau avoir pris une assurance, quand on arrive au guichet, le gars en chemisette avec ses lunettes et sa petite cravate de loueur de véhicules, ne la voit jamais sur son ordi, par contre lui a une super assurance qui couvre tout, jusqu’aux tâches de sauce tomate sur la roue de secours – et double le prix de la loc’. Morale de l’histoire, réserver la voiture seule en ligne, et prendre l’assurance une fois sur place. Le coffre n’est pas immense mais c’est déjà plus grand que celui du taxi. On profite du wi-fi pour réserver les prochaines nuits et Vroom c’est parti!
La conduite est fort prudente et cordiale ici, et la nature incomparablement verte. J’irais même jusqu’à dire que l’herbe est plus verte ici. Il n’y a pas un papier qui traîne, là-dessus le Guatemala ne me manque pas. Malgré quelques nuages, on ne pas pas nier que les paysages sont fantastiques ici. Un aperçu de ce que sera la Suisse le jour où les palmiers y pousseront.




C’est pas désagréable de pouvoir rouler en famille, atteindre toutes les destinations, en s’arrêtant où on veut, sans la contrainte des horaires de bus, en choisissant nos chansons… ainsi on déjeune dans un petit village de montagne qui rappelle la Savoie. Ils ont remplacé le kir par un jus de papaye délicieux. Très belle assiette, empanada à tomber, service très aimable et prix assez dérisoire.

On se fait une première balade dans la forêt tropicale. Il y a littéralement de la végétation sur chaque centimètre carré disponible. On a peur de s’arrêter, de crainte que de la mousse commence à pousser sur nos chaussures. On arrive à de belles cascades.




On reprend la route jusqu’à la Fortuna, petite ville aux pieds du volcan Arenal. On loge dans une belle maison confortable et très sympa, d’autant qu’on a pu faire baisser le prix.
Après une petite heure d’école, le coup de la piscine surprise est toujours un succès auprès des enfants! Aussi petite soit-elle…
Pura vida!