Journée cartes postales

On a rendez-vous à 8h avec Eduardo muy sympatico sur son petit bateau, pero c’est un poco tôt. On doit aller à Livingstone, cette petite ville sur la côte caribéenne. Il nous fait naviguer à travers de petites lagunes, peuplées de nénuphars fleuris. La sérénité se reflète dans l’eau.

On navigue également autour de petites îles, peuplées de quelques dizaines de familles qui vivent de la pêche et du petit commerce, dans des maisons au niveau de l’eau, dans une intime proximité avec la nature. Cette rivière est leur vie et vice versa.

Eduardo est une célébrité sur la rivière. Comme moi, il salue tous les pêcheurs et lanchas qu’on croise. Juste que lui reçoit une réponse en retour. Je garde le sourire et ne me décourage pas. On enchaine les paysages splendides, et on ne se lasse pas de regarder les rives, et le fleuve lui même, dont le lit dépasse parfois les 2 km de large. Après un passage dans des gorges qui peuvent rappeler un peu le Verdon en plus sauvage, on commence à voir les cocotiers, des épaves de bateau, et enfin le dénouement, l’embouchure sur la mer des Caraïbes, d’un bleu turquoise et pur.  L’air est plus sec, le soleil plus fort, tout en restant sur le même bateau, on change de monde. 

On saute à la mer avec le couteau entre les dents, et on débarque sur une plage paradisiaque de sable blanc, avec juste quelques hamacs, des cocotiers penchés. Et un bar. Une noix de coco fait partie du package. Instant carte postale. Bien que très chaude, l’eau est moins claire qu’elle n’apparaissait depuis le bateau. Juste pour trouver un truc un peu négatif à dire. On repart, blasés. 

On accoste à Linvingston, ville accessible qu’en bateau, située à l’embouchure du Rio Dulce, créée par des esclaves affranchis au début du 19e siècle, les Garifunas. Ils ont gardé de fortes traditions Africaines, dans les croyances, la cuisine, la musique … dans cette ville règne une ambiance bien différente de toutes les autres villes Guatémaltèques parcourues durant notre séjour. 

On se régale de la cuisine locale, dans un restaurant où sont affichées au mur de grandes photos … de la cuisinière, ainsi que l’histoire des Garifunas. Tambours et poupées. Pour moi, ce sera un poisson au lait de coco avec des plantains plantées dans le fond du bol. Délicieux! Une fois engloutis, je ne peux m’empêcher d’aller essayer un hamac situé dans le fond du reszzzzzzzz, 

On me réveille sitôt endormi. Après 20 minutes de bien-être méditatif selon la DGPC, 1 minute et 20 seconde secondes selon moi. Comme la chaleur est toujours assommante en sortant du restaurant, on se rapproche de la mer pour respirer un peu. Puis on descend sur une plage minuscule située entre un jardin, une discothèque et un café, et avec un cocotier au milieu. Ouverture sur la mer, belle et chaude.

Malgré la beauté de l’instant, je sens T anxieuse. On n’a que le trajet en bus jusqu’à Guatemala city de réservé pour le lendemain. On doit juste trouver le vol, l’hôtel et la voiture pour le Costa Rica. Je commence donc par commander.une limonade bien fraîche en regardant les enfants jouer dans les vagues, confortablement installé sur cette terrasse éphémère en sable. Vivre le moment. Car nos vies sont comme cette terrasse, grappillée chaque jour par les vagues. Aucun grain de sable ne revient. 

Sans surprise, le trajet du retour emprunte le même parcours, mais le soleil couchant sur l’immense lac est un nouveau cadeau. Merci Elohim. 

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