Je me réveille à 5h15 avec le chant des oiseaux. Dormir dans la jungle, est un dépaysement total. Le ciel est plutôt gris, donc aucun regret de ne pas avoir pris l’option « lever du soleil ». Se lever à 4h du matin, marcher dans le noir comme un zombie, taper dans les racines en jurant. se taper toutes les marches de la pyramide en se lamentant, tout ça pour voir des nuances de gris? Merci.
On arrive tout de même à l’entrée du parc à 6h15 sans petit-déj’, ce qui constitue déjà un bel exploit pour certains d’entre nous. Il fait déjà chaud. Douleurs abdominales, jambes molles, les symptômes ne trompent pas, c’est la première gastro qui se profile chez J. Évidemment les toilettes du parc sont fermées, mais il a pu se montrer néanmoins généreux.. Nous voilà donc tous en pleine forme pour découvrir cette cité gigantesque, bien plus étendue que les sites vus au Yucatan. Édifié il y a plus de 2000 ans, cette cité à prospéré entre le 3e et le 9e siècle. Puis à été abandonnée, à cause d’une probable pollution de l’eau. Tiens donc …. C’est passionnant de voir la puissante végétation reprenant ses droits sur ces (ses?) vieilles pierres. Cela devrait nous rappeler à l’humilité, et qu’aussi grands et avancés que nous nous croyions, la nature reprendra toujours le dessus avec les années, couronne, sculptures et barbelés ou pas. Le site est très calme le matin et me rappelle Esteban, Zia, Tao les cités d’or. Toutoup tou, aaah ah ah….








Entre le déjeuner et la piscine, les kids n’ont pas l’énergie pour anglais, rédaction et géométrie. On s’y colle quand même. Et puis je retourne avec A sur le site archéologique, où l’on découvre encore de nouvelles parties de la cité qui semblent encore plus belles que ce qu’on avait vu le matin. On croise pas mal de singes à cette heure-ci, la température est déjà plus fraîche et les touristes déjà repartis prendre leur goûter. Ce site est grandiose. Monumental. On termine par l’ascension au pas de course du plus haut temple précolombien, haut de 70m! l’équivalent d’un immeuble d’une vingtaine d’étages. On domine largement la cime des arbres, et l’on peut voir la jungle à perte de vue. Seuls émergent les autres temples. Divin.








On fait la fermeture à 17h et on tombe sur le match de foot des employés du site. Ils jouent vraiment pas mal, dans une ambiance très amicale. Il n’y a évidemment pas la moindre compétition, mais les avants se mettent quand même la tête dans les mains à chaque occasion manquée. Honnêtement, je préfère 100 fois assister à ce type de match ou ceux des enfants à l’école, qu’à un match de Ligue 1. Ceux qui ne jouent pas, commentent, encouragent, se marrent, etc. Meme sans comprendre ce qu’ils disent, on se marre aussi. Le match se termine. Avec mon espagnol de cuisinier de restaurant du 13e, mon sourire le plus humble, je propose de faire une photo de la team Tikal. Ils acceptent sans hésiter, et j’arrive à capter un peu de cette ambiance de camaraderie. On se quitte en meilleurs amis, ils repartent à l’arrière de pickups avec le pouce levé et un gros sourire, et moi avec plein de bonheur dans mes poches.
Tikal Tikal tic?

