C’est fou ce que c’est bien que de bien dormir ! Le soleil est à nouveau au rendez-vous ce matin, il paraît qu’on emprunte le même chemin qu’hier pour aller à l’embarcadère. Mais j’ai aujourd’hui les yeux ouverts, et tout semble donc plus vert, une découverte !
Les abords du l’accueil fourmillent de rabatteurs arborant un T-shirt de « capitaine ». L’un d’entre eux nous aborde pour nous proposer ses services, mais comme il a des rudiments d’anglais, je profite pour lui demander qu’il m’apprenne quelques mots de Cakchiquel avant qu’on n’embarque vers des contrés reculées.
On arrive au petit village de Santa Cruz qui est adossé à une raide colline verte. En effet, ça monte sec dans la splendide forêt tropicale et étouffante. Et ça n’a en fait rien à voir avec San Marcos.



On prend vite de l’altitude, et on regarde, essoufflés mais avec fierté, le chemin parcouru depuis les rives du lac. Sur ce, arrive, en tenue traditionnelle, une maman d’un certain âge, avec ses enfants et 25 kg de bois sur la tête. Non, je n’ai pas pesé, mais le volume était impressionnant. On e saitoù se mettre dans la ruelle étroite pour laisser passer ce convoi exceptionnel.




On espère avoir le même dynamisme à son âge, quand on tombe justement sur un petit jardin de plantes médicinales et un écriteau indique le numéro de Johanna. Elle nous répond dans un anglais parfait qu’elle arrive dans cinq minutes. Une jeune femme, en tenue traditionnelle arrive avec ses deux jeunes enfants Daniel, Gaël, et son grand sourire. C’est Johanna. Elle nous explique les vertus des nombreuses plantes qui poussent autour du lac et nous apprend que chacun connaît un peu cette science pour soigner les petits maux du quotidien. Transmis à travers les générations, elle nous dit qu’il n’y a pas un unique gourou par village, tout le monde est passé par la fac de pharmacie ici.

On arrive à la place centrale du village, avec son terrain de foot, coincé entre l’église, l’école, et le centre de la communauté qui tient lieu de mairie. Il flotte une très belle ambiance, mais certains commencent à avoir faim. Aucun des restaurants ne semble passer le minimum requis par la DGHS. On opte pour celui qui a déjà quelques clients attablés, et on monte à l’étage pour oublier les conditions d’hygiène qui règnent (ou pas) dans la cuisine, et pour admirer la vue plongeante sur le lac. On aurait eu le temps de redescendre au lac et remonter avec un chargement de bois quatre fois mais ça arrive enfin. Je ne vous cache pas que ce ne fut pas le meilleur déjeuner du séjour et qu’on n’est pas complètement sûr de ce qui avait été mélangé au poulet dans les tacos. Mais avec une bière et beaucoup de citron vert c’est pas si mauvais la viande de chien qui erre. On voulait de l’authenticité….
Pour digérer ce festin, on se dirige vers le centre du village, le terrain de foot ! Les kids joue avec les garçons, tandis que T apprend le français aux filles, qui éclatent de rire à chaque nouveau mot qu’elles entendent. Chouette moment de partage.



Alors que les enfants du village démarrent leur cours de sport, nous continuons notre ascension mais les rues se font de plus en plus raide. La chaleur est lourde et les gourdes légères, à mon grand regret, on ne va pas aller loin. C’est dommage car la forêt semblait magnifique…





On entame donc la redescente puis le bateau du retour, dîner etc..
Les enfants ont cette nouvelle passion de nous faire des exposés. Ils cherchent les infos « sur Safari », comme ils disent, puis ils nous présentent ce qu’ils ont trouvé avec quelques photos. Mais on doit aussi s’occuper des prochaines destinations, des transports, etc.
Life is chouette