Direction Atitlan

C’est déjà la dernière matinée à Antigua pour nous. La soirée d’hier soir est encore dans les esprits, on se lève et on sourit. La DGPC éprouve le besoin d’aller prendre un petit-déj’ à l’extérieur. J’aimais bien notre petite jardin, il reste de quoi nourrir un régiment, mais on y va. Shalom beit.  Petit dej sympa sous un patio, sans plus non plus. Il fait chaud et c’est déjà la fin à Antigua pour nous. grrrr. 

On fait les valises pour l’heure prévue. Déjà stressant quand d’aucuns ont parfois tendance à oublier ce qui les arrange, d’autant qu’on sait qu’on ne reviendra pas en arrière. Contre toute attente, le chauffeur arrive… En avance ! Stress maximum ! On embarque en sueur dans un petit van, en se disant que vues nos grosses valises, elles seraient chargées dans le coffre. Et non ! On tente de passer nos valises de 23 kg à Hercule, notre chauffeur qui ne paye pas de mine, et lui les envoie sur le toit comme s’ils s’agissaient de paquets de chips ! On ne va pas l’embêter le monsieur. Sans même prendre le temps d’attacher nos précieuses malles de 4 mois été-hiver-tropiques-montagne, il commence à rouler.

A ne cesse de se retourner pour vérifier que rien ne tombe. Nouvel arrêt, même performance titanesque, et même inquiétudes des nouveaux arrivants. Et cela continue jusqu’à la dernière passagère qui monte à l’avant. Il remonte une dernière fois sur le toit pour attacher vite fait les machins, et c’est parti. La conduite est dynamique, mais on commence à s’habituer, de même qu’aux tapis de détritus dans le fossé et aux villages traversés. 

On arrive à Panajachel, ancienne cité Maya qui caressait le paisible lac Atitlan. C’est désormais une assez grosse machine à touristes, qui a grossi trop vite, sans pouvoir absorber la demande. Une riviera, déclinée sur plusieurs villages autour du lac. Jamais bon ni pour l’écologie, ni d’un point de vue social, ni pour les traditions. Peut-être pour l’économie…

Le temps est un peu maussade, et on est dans le creux de la vague touristique. Rien de plus triste que de voir ces dizaines d’échoppes complètement vides, vendant écharpes, magnets, et T-shirts. T est presque gênée du spectacle, elle qui était venue il y a 20 ans et avait gardé un souvenir idyllique de ce lac paradisiaque, entouré de volcans.

Mais la maison magnifique est cachée au fond d’un jardin tropical, derrière un petit café très sympa et décorée avec style. On a beaucoup plus d’espace qu’à Antigua, un vrai jardin, une grande cuisine, une chambre à tomber. Prêt pour entamer le chapitre quatre !

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