La cascade

Réveil aux aurores à cause d’un groupe de teenagers en classe verte. Est-ce qu’il y a plus bête ?

On libère les tentes où l’on n’a pas si mal dormi. À part Madame qui m’accuse sans preuve d’avoir piquer la couverture. Heureusement, se lever au milieu de cette forêt donne plus d’énergie qu’un red bull. 

Ca tombe bien car le petit-déjeuner est frugale: un mauvais bagel au cream cheese et un café immonde. Taille S ici se traduit en taille XL en France. Mais pris au soleil, en pleine nature, entourés d’amis, de géants de roche et de bois, et d’écureuils pas farouches, on ne regarde plus trop le contenu de l’assiette. 

Relativement vite, un plan se dessine: nous allons faire le mist trail. Le mist trail ?? Ouais, le mist trail. Un coup de navette, et on attaque. On est ravi de découvrir que c’est une autre affaire qu’hier, le chemin  grimpe le long de rapides, et la vue est époustouflante. J a préféré rester se reposer. Jamais agréable de laisser un pote derrière, mais il reconnaîtra qu’il n’aurait pas pu monter. Les kids se motivent mutuellement, alternant jeux et chants. Et complaintes dans toutes les langues. Mais ils avancent. 

La forêt se fait moins dense et on découvre d’imposantes cascades ici et là. On y va.

On approche de la cascade des cascades, la Niagara californienne. Ce ne sont pas des gouttelettes comme la veille, mais littéralement des trombes d’eau qui nous tombent dessus, comme si on était pris dans une tempête. Les marches que l’on gravi ruissellent comme un jour d’intempérie sur un ferry vers Jersey. On décide d’arrêter, trempés que nous sommes, mais fascinés par ce spectacle naturel. 

On doit commencer à redescendre, J nous attend depuis bien trop longtemps. On fait des quizz musicaux et le jeu du bout de bois caché. Toujours un succès. 

On retrouve J et on commence à planifier le retour, car leurs enfants ont école demain. On doit faire une croix sur les autres parties du parc qu’on aurait voulu voir, mais on a une sérieuse envie de revenir. Et on a la sérieuse impression que ce ne sera pas de si tôt malheureusement. 

La route du retour est aussi belle qu’à l’aller, mais aussi longue. D’autant qu’après avoir déchargé le van, on doit retourner à l’aéroport pour le rendre, faire le plein ….  Conduire dans la nuit à deux voitures autour de l’aéroport pour chercher le parking de retour …. Je classe ça dans le top 5 des trucs à faire dans sa vie. 

On s’octroie un tapas-ceviche délicieux en amoureux, pendant que J et D se font leur sushi sans soucis. 

« C’était une super journée ! »

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