To Yo

Ce weekend on va au Yosemite. Yohooooo!! Direction l’aéroport avec T pour récupérer le mini van qu’on a loué pour le weekend. L’opératrice est très polie, mais elle ne peut pas nous laisser la voiture avec notre CB. Le manager est encore plus poli, mais il peut encore moins nous le laisser. On revient donc à la maison sans rien, c’est D qui devra s’y coller. Mais le samedi matin elle est au baseball avec A. Il faut attendre qu’elle revienne en taxi qui met 3 semaines à arriver, pour qu’elle puisse repartir à l’aéroport. Entre temps, la queue chez le loueur est passée à une heure et le manager avec qui on avait parlé ce matin est rentré chez lui.  À force de négociations et de hutspa, les filles reviennent enfin avec la monture qui va nous mener jusqu’au Yosemite. Mais il faut faire les bagages. Meme pour 2 jours de weekend, ça prend un temps géologique. 14h – on ferme le coffre pour la 11e fois et dernière fois. Non, 14h10 on désactive à nouveau l’alarme pour aller chercher le chargeur du laptop. Etc … on quitte finalement la ville, toujours dans la bonne humeur, en alternant les bons morceaux et les autres morceaux, qu’on choisit chacun son tour. A 8 dans la voiture, autant dire qu’on n’a pas eu que des hits, mais votre dévoué a eu le temps de rattraper un peu de retard sur le présent blog, on chante, on prend des photos, ça bouchonne mais on avance gentiment jusqu’au premier starbeurk situé à un carrefour à côté de l’autoroute. On sent qu’on est déjà plus en ville. Pickups, Mac do et 3 stations services dans un rayon de jet de gobelet blanc et vert. Ça ne manque pas d’activités pour les samedi aprem ici hihi. On sent qu’on s’éloigne de l’air marin, les ranchs, les routes sans fin tracées à la règle, les cochons grillés devant l’église et les affiches de la dernière élection – je vous laisse deviner pour qui ça vote par ici.. God bless America. 

Apres les cochons grillés, place aux vergers pour digérer, puis aux vaches dans le pré pour les burgers. Certaines me semblent anormales tant elles sont grosses, limite obèses. Les chiens font pas des chats. C’est déjà l’Amérique des grands espaces ici, collines jaunies désertiques ponctuées de ranches en bois peint et de boites au lettres sur pied donnant sur la rue. Celles de Forest gump.

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On commence enfin à apercevoir au loin les montagnes du Yosemite. On entre en territoire amérindien. Les téléphones ne captent plus dans cette vallée encaissée, et c’est bien mieux comme ça. Mère Nature nous accueille avec bienveillance. Elle aurait dû être plus méfiante .. On imagine sans mal un Indien à cheval nous regardant, depuis le haut de la falaise, nous, les visages pâles dans cheval mécanique, de son regard sombre, mêlant le mépris à l’incompréhension. Comme les pilgrims et les conquistadors à leur égard à une autre époque. Thanks for giving (us your land). 

On entre dans le parc en longeant une rivière furieuse. Ce sont les images qu’on voit aux infos lorsqu’il y a des inondations en France. 

On arrive à l’hôtel tout juste pour commander une pizza, .. pas trop italienne dans l’esprit. Grosse pâte molle et fromage élastique. À Naples, il y en a qui ont fini ligotés au fond du port pour moins que ça. 

On a la bonne surprise d’avoir été upgradé, on hérite d’un appart pour 8 avec balcon gigantesque donnant sur la rivière déchaînée d’un côté, et la piscine de l’autre. Les enfants se devaient d’aller piquer une tête après ces 5 heures de route. Pendant qu’on pinotte noir au clair de Lune. On est plus que bien!

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