Le temps qui passe

C’est encore une très belle journée qui s’annonce. Après le café rituel on prend la direction de Chinatown. On trouve quelques magnifiques antiquités et œuvres d’art au début de la rue (pour les collectionneurs paresseux). A mesure qu’on monte la rue, c’est plutôt des encens, des chapeaux pointus et votre prénom en chinois. Notez qu’un enfant célèbre a grandi dans le quartier ….

Xxx

On ne déjeune pas chez starbeuk aujourd’hui, mais dans un restaurant chinois que nous a recommandé J, délicieux du début à la fin, quoi qu’un peu trop salé. L’addition le fut un peu moins, c’est assez rare pour le mentionner.. 

Puis je vais avec les enfants au Park du Golden Gate pendant que T retrouve D. pour fêter son anniversaire. De ce qu’on a vu, ce parc est paradisiaque, avec une végétation luxuriante, des serres, des pelouses, des pistes vélos, des sculptures, des lacs, et bien sûr des hippies qui dansent à roller en parlant à la cime des arbres.. encore une fois on ne se croirait pas au milieu de la ville qui a vu naître Google. On sort la petite balle de sable. Probablement le meilleur rapport amusement/encombrement. Ça pèse 19g, elle tient dans une poche, et on peut passer des heures à jouer avec, qu’on soit 3 ou 7, à Troyes ou Sète, plutôt gras ou sec .. super pour le cardio et infiniment drôle à jouer avec les kids. Même si je suis rincé après 3 minutes, je prétexte que je dois envoyer un mail ça marche toujours. 

On a RDV avec J et ses enfants à Amoeba, un des plus grands disquaires de Californie. J’ai ressenti la même émotion que la première fois que je suis rentré à la Fnac dans les années 80. Oui je sais. Il y en a pour presque tous les goûts. Le MP3 n’avait qu’à bien se tenir ! Peut-être qu’après la voiture électrique et le taxi sans pilote, les golden boys de la silicon valley viendront au bureau à cheval ?

Haight Ashbury. C’est le quartier hippie où le flower power a démarré. Aujourd’hui, il reste quelques fripperies, des cafés et des attrapes-touristes. Les hippies d’aujourd’hui ressemblent plus à des punks à chiens de Rennes qu’à des artistes en pattes d’eph, portant chemise en soie et bague en émeraude. Les maisons (bleues adossées à la colline on y vient à pied ceux qui vivent là ont jeté la clef) ont elles gardé leur charme fou, et j’imagine sans peine un guitariste surdoué arpenter ces rues à la fin des années 60. 

Ce serait la rue où Jimi vivait (1e photo)..

J et D ont vécu par ici, et je dois dire que je me projette sans mal. J’ai follement envie de rester à flâner dans ce quartier qui sent bon les fleurs et la bonne humeur, mais je n’ai plus trop de batterie sur mon téléphone pour trouver mon chemin et payer le tram. Ni l’envie de marcher 35 mn jusqu’à la station. Pas très hippie, je sais .. c’est avec un petit regret que je monte dans le taxi avec la petite troupe, sachant qu’on ne reviendra pas ici (ni dans aucun des endroits visités) avant un bail. On n’arrête pas l’horloge, et on la renvoie encore moins en arrière, même si on écrit un blog .. alors profitons de chaque seconde !

En parlant de temps qui passe, on fête l’anniv de D à la maison ce soir, donc j’aide J à préparer le buffet pendant que ces dames se reposent de leur massage. De joyeux amis débarquent et on passe une très belle soirée. Il est vraiment temps que je me mette à l’espagnol ….. juste pas le temps. Tant pis. 

Laisser un commentaire