On perd à nouveau 3 heures vers l’ouest, donc réveil très matinal pour moi. Les enfants ne se réveillent pas beaucoup plus tard, ils commencent inévitablement la bringue matinale et réveillent ceux qui dormaient encore. J’ai eu une heure pour moi.
D prépare un pain perdu délicieux. Chez nous, c’est le petit dej de fête, uniquement les weekend où j’ai perdu un pari avec les enfants. Elle prend le temps de le faire avant l’école je trouve ça génial.


Pour ce premier matin, un soleil généreux règne déjà sur la ville, ce qui semble rare ici, à l’opposé de NY, pas que géographiquement. On a une magnifique vue sur les collines vertes et la descente des toits du quartier. J nous prépare un café, gentil et rond, avec la passion d’un barista colombien. Le kiff d’un matin californien. Et il enchaîne sur la préparation d’un bœuf bourguignon avant d’attaquer ses réunions. Chapeau le warrior !
D propose gentiment de nous déposer en voiture dans le quartier de Mission, un des plus vieux quartiers de SF, avec ses petites maisons bien évidemment colorées et ses peintures murales. Cette ville peut rappeller la banlieue de Londres pour ses maisons victoriennes, l’Islande à travers ses couleurs, sans oublier l’évidente touche espagnole dans les colonnes torsadées, les églises, et l’âme. Et des avenues bordées de palmiers et de plantes magnifiques mais qu’on ne connaît pas chez nous.
Le quartier regorge de petits bars, magasins de deco latino, de couleurs et de bonne humeur. Débarquer dans une nouvelle ville comme ça donne forcément le sourire.
On se commande de délicieuses tartines à l’avocat-oeuf-pistaches que l’on déguste en admirant la vue du parc Dolorès. Le soleil et ce petit vent frais sont juste parfaits. L’ambiance détendue des gens nous envahit.




On monte un peu plus haut vers Castro. Beaucoup de drapeaux rainbow, bars arc en ciel mais aussi des témoignages des luttes passées. Certains droits qui semblent aujourd’hui tellement évidents en Occident, ne semblent s’acquérir que par la lutte. La bêtise humaine et l’intolérance n’ont malheureusement pas de limite, et je peux comprendre que l’évasion soit une option pour celles et ceux qui vivent sous la férule de dictateurs.
On continue à gravir la colline. La vue est imprenable, la végétation sèche, et le vent insistant, on ne se sent déjà plus dans la ville d’Apple.

Une soudaine urgence naturelle nous a conduit au musée des animaux californiens. On y croise des tortues, des ratons laveurs, des boas. Et également des panneaux pour sensibiliser les enfants à l’écologie et à la tolérance. Au pays de Donald, ça fait grand plaisir.